Faits saillants
Après un mois de mars plus difficile, les marchés boursiers ont rebondi vivement en avril, malgré une situation en Iran qui demeure loin d’être résolue.
Il est tentant de conclure que les marchés font simplement preuve de complaisance. Toutefois, il est également possible que nous soyons, une fois de plus, confrontés au paradoxe de la résilience : un concept qui, tant en psychologie qu’en investissement, suggère que la résilience observée ne découle pas du déni, mais plutôt d’une capacité d’adaptation — et surtout d’un regard tourné vers l’avenir.
Dans tous les cas, l’activité économique montre encore peu de signes d’essoufflement, tandis que les perspectives de croissance des bénéfices demeurent solides dans la plupart des secteurs. Certes, il convient de garder un œil attentif sur l’inflation — et d’envisager la possibilité que la Fed ne procède pas à des baisses de taux en 2026 —, mais avec un marché du travail globalement en équilibre, le risque d’une spirale inflationniste paraît limité.
Si les six dernières années ont été marquées par une succession d’événements exceptionnels, un constat s’impose du point de vue des marchés boursiers : ils n’ont jamais attendu un retour à la normale pour rebondir. Un simple signal laissant entrevoir un avenir non pas nécessairement favorable, mais simplement moins sombre — et surtout non fatal pour l’économie — a généralement suffi. Ainsi, bien que la situation demeure hautement incertaine, nous avons commencé à renouer avec une légère surpondération en actions à la fin avril.
Sur le plan géographique, nous avons augmenté notre exposition aux actions américaines, où une progression des profits plus soutenue — appuyée notamment par le secteur technologique — pourrait contribuer à redonner de l’élan aux marchés à court terme.
Conclusion
Bien qu’une prise de risque modérée demeure appropriée, la résilience dont l’économie a fait preuve jusqu’à présent, combinée à la récente diminution de la probabilité des scénarios géopolitiques les plus défavorables, nous a conduits à amorcer, à la fin d’avril, un premier repositionnement vers une surpondération des actions au détriment des obligations.
Au cours des prochains mois, notre intention est de poursuivre cet ajustement de manière graduelle, à mesure que les perspectives économiques se préciseront.
