Faits saillants
L'année a débuté dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, avec la menace d’intervention militaire américaine en Iran et l'incertitude entourant la politique commerciale des États-Unis. Pourtant, malgré ce contexte turbulent, les actions mondiales ont enregistré des gains solides jusqu'à présent en 2026, masquant ainsi d'importantes failles sous la surface.
Ces faiblesses sont particulièrement visibles au niveau géographique. Les actions américaines ont effectivement stagné au cours des derniers mois, tandis que les marchés outre-mer ont continué d'enregistrer de nouveaux sommets.
Au niveau macroéconomique, les fondamentaux restent favorables. Toutefois, le ralentissement de la demande de main-d'œuvre, la dynamique de l'inflation des services et les prix de l'énergie, en particulier ceux du pétrole, restent des facteurs déterminants.
Sur le plan commercial, la décision de la Cour suprême apporte deux précisions importantes. Premièrement, elle limite considérablement la capacité du président à menacer unilatéralement d'imposer des droits de douane à tout moment et sous n'importe quel prétexte. Deuxièmement, elle renforce l'idée que le pic des tarifs est probablement derrière nous, même si ceux-ci restent élevés.
Parallèlement, l'intelligence artificielle, qui constituait auparavant un facteur favorable, est désormais source d'incertitude pour les marchés boursiers. Les investissements massifs dans ce domaine ont réduit les prévisions de flux de trésorerie libres pour les leaders technologiques, tandis que les progrès rapides dans le développement de logiciels ont remis en question les primes de valorisation dont ils bénéficiaient depuis longtemps. Plutôt que d'alimenter un optimisme général, l'IA accélère désormais la dispersion entre les secteurs et les modèles économiques, renforçant ainsi l'intérêt de la diversification.
Conclusion
Dans l'ensemble, les perspectives demeurent constructives, soutenues par la croissance des bénéfices des entreprises. Le positionnement récent reflète cette opinion : augmentation de l'exposition aux marchés émergents dans un contexte d'amélioration de la dynamique des bénéfices, tout en réalisant des profits sur les actions canadiennes après une forte surperformance et un resserrement important des écarts relatifs de valorisation.
