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5 ▪ 4 ▪ 3 | La fin d’année s’annonce mouvementée

11 septembre 2026 par Bureau du chef des placements
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Bien que l’incertitude géopolitique demeure et que les investisseurs restent prudents, les perspectives continuent d’être constructives. Quels événements pourraient influencer la trajectoire des marchés au cours des prochains mois ? Notre stratège en investissement Louis Lajoie analyse la question en 5 minutes, avec 4 graphiques et 3 points à retenir.

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Bonjour tout le monde. Aujourd’hui, 11 septembre, on va rapidement faire le point sur un été qui a été plutôt mouvementé sur les marchés financiers, puis ensuite se tourner vers une fin d’année qui, elle aussi, s’annonce à tout le moins assez riche en événements. 

Mais au moment d’enregistrer, c’est surtout ce qui se passe du côté des marchés obligataires qui attire l’attention des investisseurs. Puis, effectivement, depuis le début de l’année, les rendements sont plutôt décevants, même un peu négatifs pour le marché obligataire canadien en date d’hier. Alors, on va y revenir dans un moment. Mais du côté des marchés boursiers, le portrait est encore très positif. Toujours en voie d’inscrire une 4e année consécutive de rendements plutôt solides et des rendements qui sont très comparables au sein des pays développés, mais toujours supérieurs dans les marchés émergents. Bien que, de ce côté-là, on ait vu beaucoup plus de volatilité en début de période. Une volatilité qui s’expliquait surtout par une prise de profits dans certains des titres technologiques liés à l’intelligence artificielle, qui avaient extrêmement bien fait au 2e trimestre, donc plus volatils. Mais assez rapidement, on a vu que le plancher sur les marchés boursiers était toujours très solide, et ce plancher-là est constitué des profits qui ont continué de surpasser les attentes. 

Dans certains cas, on parle d’une hausse, dans la dernière année, de près de 40 %, ce qui est tout à fait sans précédent à ce stade-ci du cycle économique. Pour être clair, tout ça va ralentir dans la prochaine année. Mais même là, les attentes pointent toujours vers une croissance assez solide, au-dessus des moyennes historiques, qui serait suffisante pour continuer de soutenir les marchés boursiers. Mais même si ça s’avère peut-être un peu trop optimiste à terme, alors il faudra le vérifier. 

Il y a des raisons de penser qu’on ne fait pas face au même genre de risques baissiers qu’on a pu voir, par exemple, il y a 26 ans, au cours de la fameuse bulle technologique. Une période où, alors qu’on voyait les profits ralentir, on voyait les valorisations boursières continuer de gonfler, ce qui a donné lieu à un réveil assez brutal qui a duré plus d’une année sur les marchés pour les investisseurs. Mais aujourd’hui, la situation est complètement différente. Alors qu'on voit à la fois, essentiellement, une croissance des profits dans les trois dernières années sans précédent depuis au moins les trois dernières décennies et des valorisations boursières, pour le segment à forte croissance des actions américaines, qui sont près de leurs plus bas des deux dernières années, ce qui nous laisse penser, effectivement, que les investisseurs sont peut-être un peu plus rationnels. 

Qu’ils en ont l’air a priori, mais ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas subir des périodes un peu plus difficiles par moments sur les marchés boursiers, évidemment, parce que des risques, il y en a. Et on le voit : ils sont tous canalisés en ce moment sur les marchés obligataires, alors qu’on voit les taux tenter une excursion au-dessus de la fourchette assez restreinte qu’on a pu observer au cours des trois dernières années. Maintenant, ce n’est pas la première fois qu’on tente une telle excursion. On voit qu’avant les élections présidentielles de 2024, ce qui marquait les hauts et les bas, c’étaient surtout les hauts et les bas dans les attentes de hausse et de baisse des taux d’intérêt du côté de la Réserve fédérale. Mais depuis l’élection présidentielle, les points tournants surviennent surtout lors de changements dans la politique même de l’administration Trump. Et aujourd’hui, en fait, on a un peu les deux. C’est-à-dire que les marchés obligataires commencent visiblement à s’impatienter face à l’instabilité qui perdure au Moyen-Orient et à ses impacts, surtout sur les prix de l’énergie, qui sont également toujours vraiment visibles. Mais la Réserve fédérale aussi s’impatiente de plus en plus de ne pas voir l’inflation ralentir davantage et considère donc activement d’augmenter les taux d’intérêt très bientôt. Maintenant, l’histoire se répète. Il y a des raisons de penser qu’on est peut-être très près d’un point de pression maximale sur les marchés obligataires, ce qui crée finalement les conditions pour que les choses se calment. Mais à notre époque, il n’y a jamais rien de garanti. Donc, comprenons-nous bien : il faut quand même rester vigilants ici; on continue de suivre ça.

Donc, trois points à retenir pour aujourd’hui. Essentiellement, l’été a donné lieu à des hésitations de la part des investisseurs, d’abord au sujet de l’intelligence artificielle, puis graduellement de plus en plus orientées vers ce qui se passe au Moyen-Orient, les impacts sur les prix de l’énergie et la politique de la Réserve fédérale. Ça n’a pas empêché les marchés boursiers de poursuivre leur ascension, bien qu’un peu plus modestement, surtout soutenue par les rendements au niveau des profits des entreprises. Puis, ça soutient notre attente plutôt optimiste pour la suite des choses. Cela étant dit, les prochains mois vont être très mouvementés, avec beaucoup d’événements. D’abord, l’administration Trump se doit de trouver une manière de, à tout le moins, stabiliser les pressions sur les prix de l’énergie. La Réserve fédérale s’apprête à décider si, effectivement, elle augmente les taux d’intérêt très bientôt. Et les électeurs américains vont donc passer au vote lors des élections de mi-mandat au début de novembre. Donc, visiblement, on va avoir beaucoup de choses à discuter lors de la prochaine capsule, en décembre. Et entre-temps, bien, je vous dis merci d’avoir été à l’écoute. Et puis, bonne fin d’année à tout le monde.

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