Deux fois par année, nous mettons à jour nos prévisions de marché à long terme (PMLT) des principales classes d’actifs sur un horizon d’investissement de 10 ans et 30 ans. Basées sur notre méthodologie par blocs (10 ans) et par primes de risque (30 ans), ces prévisions forment la fondation de l’allocation stratégique d’actifs et de la construction de portefeuille de Banque Nationale Investissements.
Pour l’édition courante, il en ressort un rendement annuel anticipé de 5,4 % pour un portefeuille équilibré de référence¹ sur un horizon de 10 ans. Bien qu’il soit inférieur au rendement de 8,5 % enregistré au cours des dix dernières années, ce résultat représente une amélioration notable par rapport à la prévision de 4,8 % publiée lors de la mise à jour du printemps dernier, grâce à des perspectives plus favorables tant pour les actions que pour les obligations.
Pour l’univers à revenu fixe canadien, notre modèle entrevoit un rendement annuel sur 10 ans de 4,2% contre 3,7% il y a six mois, reflétant l’augmentation des taux obligataires et donc des rendements à l’échéance. Du côté des actions, le rendement annuel anticipé passe de 5,5 % à 6,3 % pour notre indice de référence² grâce à de meilleures perspectives de croissance des bénéfices et des valorisations plus abordables.
En somme, au-delà des inévitables fluctuations à court terme, les perspectives à long terme demeurent largement favorables pour les investisseurs, bien qu’il soit raisonnable de s’attendre à des rendements plus modestes qu’au cours des dernières années.
5 points à retenir :
1. Les perspectives s’améliorent, mais restent sous les rendements passés. Le portefeuille équilibré de référence affiche un rendement annuel anticipé de 5,4 % sur 10 ans, contre 4,8 % au printemps dernier et 8,5 % réalisé sur les 10 dernières années.
2. Les obligations canadiennes deviennent plus attrayantes. Leur rendement annuel prévu sur 10 ans passe de 3,7 % à 4,2 %, principalement grâce à la hausse des taux obligataires.
3. Les prévisions pour les actions sont aussi revues à la hausse. Le rendement annuel anticipé de l’indice de référence passe de 5,5 % à 6,3 %, soutenu par de meilleures perspectives de bénéfices et des valorisations plus abordables.
4. La composition du portefeuille implique un compromis entre protection et croissance. Dans les simulations présentées, davantage d’obligations réduit le risque de pertes, mais limite aussi le potentiel de gains.
5. L’horizon de placement compte
beaucoup. Pour un portefeuille équilibré 60/40, les simulations
montrent davantage de dispersion à court terme; à plus long terme, les
rendements positifs deviennent plus fréquents.
