Faits saillants
Malgré l'ampleur des défis auxquels les investisseurs ont été confrontés au cours de la première moitié de l'année, le bilan de 2026 demeure largement positif. Visiblement, les marchés boursiers avaient vu juste en intégrant progressivement l'hypothèse d'une désescalade dans le détroit d'Ormuz. Que faut-il surveiller maintenant?
Après avoir atteint son plus haut niveau en trois ans, les marchés anticipent désormais un ralentissement marqué de l'inflation au cours de la prochaine année. Si le recul des prix de l'énergie se maintient, que les tarifs douaniers demeurent stables — voire diminuent — et que l'équilibre observé sur le marché du travail persiste, il y a des raisons d’être raisonnablement optimiste
Bien entendu, d’éventuelles hausses modérées de taux par la Fed aideraient également à contenir l’inflation. Toutefois, même si c’est ce qui est escompté sur les marchés, nous ne prendrions pas cette hypothèse comme garantie.
Cela dit, la grande question pour les marchés est de moins en moins économique et de plus en plus thématique, dans un contexte d'investissements massifs en intelligence artificielle. Alors, où en sommes-nous dans le cycle technologique? Au regard des données sur la productivité et de l'activité sur le marché des premiers appels publics à l'épargne (IPO), il semble encore trop tôt pour siffler la fin de la partie.
Dans ce contexte, nous avons augmenté notre pondération en actions pour un troisième mois consécutif à la fin de juin. Au sein des actions, nous avons pris des bénéfices partiels sur les marchés émergents et réaffecté ces capitaux vers les actions des marchés développés hors Amérique du Nord (EAEO) afin de mieux gérer le risque de concentration. Enfin, nous nous penchons sur la surperformance spectaculaire du secteur bancaire canadien qui, malgré un historique de rendement sans égal à long terme, pourrait avoir été poussée un peu trop loin à court terme.
Conclusion
L'apaisement des tensions sur les marchés mondiaux de l'énergie améliore les perspectives pour la seconde moitié de l'année. Dans l'ensemble, le contexte macroéconomique continue de favoriser les actions par rapport aux obligations, tout en appelant à une vigilance accrue à l'égard de l'inflation, de la Réserve fédérale et, surtout, des investissements en capital liés à l'intelligence artificielle.
