Faits saillants
Après un début de trimestre plus difficile, le calme s’est rapidement rétabli sur les marchés boursiers, qui ont confortablement consolidé leurs gains au cours des derniers mois. Et pourtant, sur les marchés obligataires, la pression n’a cessé de s’intensifier, dans un contexte de chaos persistant au sein de l’écosystème énergétique. Que faire de ce décalage apparent?
À court terme, une diminution importante des prix de l’énergie contribuerait à apaiser les tensions sur les marchés obligataires. Jamais les taux d’intérêt n’ont été aussi étroitement corrélés aux prix du pétrole qu’au cours de la dernière année.
Toutefois, ce n’est pas toute l’histoire : derrière le brouillard créé par le choc d’offre énergétique pourrait se cacher une économie présentant un potentiel de surchauffe plus fondamental.
En somme, notre scénario de base demeure largement intact. La croissance économique s’annonce toujours solide, soutenue en partie par de fortes dépenses d’investissement, tandis qu’un resserrement monétaire modéré et un certain apaisement des tensions géopolitiques devraient permettre d’éviter le pire sur le front de l’inflation.
Néanmoins, les risques entourant nos perspectives se sont nécessairement accrus récemment, l’économie mondiale et les marchés boursiers étant fragilisés par la persistance de prix énergétiques élevés et la hausse des coûts d’emprunt.
En parallèle, les mouvements observés sur les marchés obligataires semblent de plus en plus étirés d’un point de vue technique. Il n’est pas exclu que la situation se détériore encore avant de s’améliorer, mais, aux niveaux actuels, les perspectives risque-rendement devient de plus en plus attrayant sur un horizon d’un an ou plus.
Conclusion
Si l’environnement économique demeure porteur pour les marchés boursiers, la montée des risques appelle néanmoins à une posture un peu plus prudente à l’amorce du dernier trimestre de 2026.
Dans ce contexte, nous avons pris quelques profits sur notre surpondération en actions afin de réallouer du capital aux obligations, devenues survendues. Nous avons également réduit de nouveau notre allocation aux marchés émergents, dont la volatilité relative a atteint des niveaux inégalés depuis 2009.
